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jeudi 7 décembre 2017

Noms de quartiers (grand-)lyonnais

Le principal ou seul intérêt de cet article est de rassembler en un seul des informations éparses.

Fourvière vient de... Forum Vetus, signifiant vieux marché ou vieille place publique, et l'Antiquaille (ou "anticaille") rappelle la présence des vestiges antiques sur le site.
L'appellation Presqu'île vient de ces îles, en particulier Canabae, rattachées à la colline St Sébastien (Croix-Rousse) par le déplacement progressif et forcé du confluent vers le sud.
Au bas des pentes, l'ancien lit du Rhône laissa place à un fossé (au nord de l'abbaye St Pierre) fortifié avec un talus et le mur de la Lanterne ; d'où le nom de Terreaux - ou Terraux (mauvaise terre) - pour le quartier quand tertre et muraille servirent à combler le fossé.

La Croix-Rousse tient son nom de la croix en pierre "rousse" (jaune-violacée) de Couzon qui se trouvait à la croisée de chemins au milieu de vignes sur cette colline. 
Par analogie, une ferme bâtie en pierre rose ou en terre rouge se trouvait-elle sur le domaine de Grange-Rouge  (existant au 15e siècle et dont seul un arrêt de bus rappelle le nom) ?

La Part-Dieu est sur une partie de la plaine alluviale réputée à l'abri des inondations, terrasse épargnée par Dieu, un don du ciel donc... 
Les Brotteaux ou "broteaux" désignent les îles ou îlots émergés dans cette zone inondable où les vaches venaient brouter, alors que le nom Charpennes (à Villeurbanne) dérive de charme ou charmille, là où poussaient des charmes...
Sur le domaine de la Tête d'Or, la légende veut que des chevaliers revenant de croisade aient enterré un trésor, dont une tête du Christ en or. Les canuts devenus désoeuvrés ont été employés lors de la création du parc et ils auraient tant chercher cette tête d'or qu'ils en auraient creusé le lac (issu d'un bras du Rhône) ! Et les déblais ont servi à réhausser les quais...
Par ailleurs, le quartier de la Tête d'Or à Villeurbanne se développa en même temps que l'aménagement du parc. Il prit le nom de Tonkin suite à l'exposition universelle de 1894 où la très exotique partie coloniale eut grand succès (sur le site de l'actuelle cité internationale).

Le nom de la Guillotière apparaît sur des cartes anciennes avant qu'un certain sieur Guillot soit propriétaire d'une grosse auberge près du pont du Rhône. Ce nom peut venir des grillets (grelots) des mulets qui accompagnaient ceux qui allait et venait sur les chemins partant ou aboutissant là. À moins que le nom vienne de Guy-l'Hostière ? Légende prétendant que des druides se rassemblaient là en portant du gui. Cela semble traduire cette idée d'accueil et d'hospitalité des voyageurs qui font une pause avant de traverser le dangereux fleuve (ou pour payer l'octroi, ou être mis en quarantaine)...
Le rond-point de la Fosse aux Ours, aujourd'hui disparu, datait des années 1950 quand le nouveau pont de la Guillotière fut construit. Ce rond-point avec passages piétons semi-souterrains tiendrait son nom du "Bärengraben" de Berne...

Le nom Montchat, déformation de Montchâl - homonyme avec un l muet ? - qui signifie colline boisée, n'a rien à voir avec les chats à l'origine. Mais suite à la confusion, le chat est devenu la mascotte du quartier (tout comme la pantoufle de vair de Cendrillon est devenue en verre...). Le village originel de Chaussagne (avec sa chapelle St Alban) était situé sur la butte de Bron.

Monplaisir est une déformation de Montplaisir. "Mont" car situé sur la même terrasse que la Part-Dieu; mais "plaisir" ne vient pas du kiosque à musique datant de 1987 (ni du kiosque d'origine, érigé en 1912 et détruit en 1958). Les appellations "village de Montplaisir" et "campagne de Sans-Souci" sont une invention à des fins publicitaires du baron de Tournelles, alors maire de la Guillotière, quand il vendit en 1827 de grandes parts de son domaine, pour que les Lyonnais aux revenus modestes viennent s'installer au-delà des fortifications de Lyon, dans des lotissements plaisants où les logements étaient meilleur marché qu'en ville. 

Si Gerland est la terre des "gerles" (ruisseaux), son ancien nom était la Mouche : il faut savoir que les bras de fleuve isolés qui parcouraient ces terres (très marécageuses jusqu'à leur assainissement) étaient appelés "mouches". En tout cas, les bateaux-mouches de Paris tirent leur nom de ce quartier où ils étaient construits ! Par ailleurs, un ruisseau nommé la Mouche se jette dans le Rhône au niveau d'Irigny.

Le quartier des États-Unis (du nom de son axe central, le boulevard des États-Unis ou "des États") fait référence à l'entrée en guerre des USA en 1917 et aux soldats américains qui avaient alors établit un campement sur le site, comme reconnaissance pour leur aide à mettre fin au conflit.
Y avait-il au Bachut une fontaine à pompe pour abreuver les animaux (chevaux des voyageurs ou bien vaches) ? L'auge de pierre placée sous la pompe s'appelait bachat en parler lyonnais.
Grange-Blanche, à Lyon 8e, peut faire référence aux tenues blanches du personnel soignant ou au murs blancs du lieu (lieu où déjà au 13e siècle, les templiers de Lyon prenaient soin de leurs chevaliers âgés)...

À l'ouest (Ecully ou Tassin ?), c'est au château de Grange-Blanche  que fut signé la réddition de Lyon en 1815. Le quartier deviendra "la Demi-Lune", probablement suite au fait que les premières maisons construites au nord du carrefour des routes royales formaient un demi-cercle (partagé tout d'abord entre Ecully et Tassin avant d'être complètement rattaché à Tassin en 1881).
Quant au Point-du-Jour (à Lyon 5e), dans le vallon derrière St Just, son nom ne peut être lié à l'admiration de l'aurore. Mais il fait bien référence à l'aube, quand les cavaliers se rassemblaient là avant de partir pour la chasse.
Les noms de Champvert et Valvert parlent d'eux-même. Mais Gorge-du-Loup tient son nom de la famille Loup, après s'être appelé Gorge-de-Vacques (une combe qui se révèle bien moins vide que prétendu).

Au Moulin-à-Vent, il y avait un moulin à vent, le seul de la région, près du château de Champagneux (actuellement site de l'hôpital St Jean de Dieu).
Le "Grand Trou" ? Henri Cogoluhenses, président défunt de la revue rive gauche de lyon, racontait : "Peu avant la Révolution, le sieur Etienne Laboré reçut du roi le privilège de vidanger les fosses d'aisance des maisons lyonnaises pour en disperser le contenu sur les terres de Champfleury (futur quartier de la Buire) et de Plantechoux (c'est au sud de notre place Guichard).[...] Bientôt dépassé par l'ampleur de sa tâche, il eut l'idée de passer des accords de coopération avec les cultivateurs de Vénissieux et du Moulin à Vent. Cela ouvrit à ces terroirs caillouteux, les chances d'une prodigieuse fertilisation. Les cultivateurs des deux agglomérations s'organisèrent pour assurer gratuitement le curage méthodique des latrines bourgeoises et, en sens inverse, pour faire vendre par leurs épouses, à Lyon et à la Guillotière, les beaux légumes qui poussaient sur leurs terres enrichies. 
Chaque soir, sauf le dimanche, un défilé d'équipages composés de citernes et de tonneaux en bois, équipés de lanternes vertes, allait stationner devant les barrières de l'octroi et, dès que sonnait le dernier coup d'onze heures, ces tâcherons nocturnes se répandaient au grand galop dans les quartiers afin de pouvoir terminer leur besogne avant l'aube. A l'aller comme au retour, les roues à bandage ferré tintaient si fort sur les pavés en tête de chat que ce tintamarre fut bientôt surnommé « l'artillerie de Vénissieux ». Cette appellation fit jurisprudence ! L'inestimable matière était exploitée selon deux procédés rivaux. Au bourg de Vénissieux, une sorte de grande boutasse fut aménagée près de l'actuelle avenue Jules Guesde qui, sans qu'on y vit trop de malice, porta longtemps le nom d'Avenue des Roses car les horticulteurs y vinrent nombreux. Par dessiccation dans cette barbotière, on obtenait la poudrette excellent engrais pulvérulent. Ce lieu devint célèbre dans tous les environs sous l'appellation enchanteresse de « Lac de Vénissieux » (ou "lac du Puizot")Les maraîchers du Moulin à Vent pratiquaient une technique moins compliquée. Après une dilution sommaire, il déversaient directement le contenu de leurs tonneaux. Cette méthode dite « du lisier » présentait un inconvénient pour les gourmets en raison de l'arrière-goût très prononcé qu'elle infligeait aux légumes. Malgré les effluves que le vent du midi portait jusqu'aux Brotteaux, les deux modes d'épandage subsistèrent sous la Troisième République [...]."
Recyclage naturel... Mais Peut-être ce nom de Grand-Trou vient-il d'une combe dans la balme où on a pu faire passer plus facilement les voies de chemins de fer...

Cusset (hameau en hauteur, fondateur de Villeurbanne) viendrait d'un nom gallo-celtique signifiant lieu retiré, lieu caché (Et certains riaient en évoquant la ligne Cusset-Montplaisir)... la Poudrette était cet engrais de matières fécales déshydratée et la Soie travaillée par là était artificielle (teinturerie Gillet au bord de la Rize, usine TASE à Vaulx-en-Velin). Le château de la Ferrandière a disparu, mais travaillait-on le fer en ces lieux à l'origine ? Le nom Terraillon (à Bron) fait référence à ceux qui remue la terre, dont les potiers.

La Mulatière (séparée de Ste Foy-lès-Lyon en 1885) ne tient pas son nom d'un chemin muletier (même si la voie romaine de la Narbonnaise passait par Ste Foy) mais du domaine du consul Mulat (15e siècle), tandis que celui de Pierre-Bénite (quartier séparé d'Oullins en 1869) vient de la pierre d'amarrage au bord du Rhône où les mariniers se signaient avant d'affronter le fleuve.

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mercredi 29 novembre 2017

Lyon Métropole

Créée en 2015, la métropole de Lyon cumule les fonctions du conseil général départemental et de  la communauté urbaine au niveau du Grand-Lyon, tout en restant sous l'autorité légale du préfet  [une première en France]. Elle compte actuellement 59 communes et partage le département en deux ! Côté ouest se trouvent les autres communes du Lyonnais et du Beaujolais ; au sud-est, les communes détachées de l'Isère en 1967, ou 1971 pour Colombier-Saugnieu, qui n'ont pas - ou pas encore (?) - intégré le Grand-Lyon.
Remarque : Entre Vaux-en-Velin et Jons, c'est le lit (l'ancien lit) du Rhône, entre les canaux de Miribel et de Jonage, qui sépare le département de l'Ain de celui du Rhône (ou antérieurement de l'Isère).
Ci-dessous, la métropole en rose et la partie sud du département du nouveau Rhône en bleu : 

Rhône - Lyonnais

 Pour en savoir plus sur la métropole et le pôle métropolitain, c'est ici.

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jeudi 23 novembre 2017

Lyon (Lion) sur Saône !

Pendant très longtemps (plus de seize siècles), la cité rhodanienne s'est limitée aux actuels 1er, 5e et 2e arrondissements condensés sur les rives de la Saône. Au IIIe siècle, avec le déclin de l'empire romain, Lyon devient une ville de province, tout en restant un carrefour commercial à la frontière de territoires rivaux. C'est une cité à la fois cosmopolite, pieuse à sa façon - christianisée dès le IIe siècle (culte lyonnais), rebelle, indépendante et avec une langue, le francoprovençal lyonnais ou arpitan, qui se distingue des langues d'oil et d'oc. Mais je n'entrerai pas dans le détail de l'histoire de la ville; ses églises, forts et autres édifices en témoignent. 

Lyon

Le i de Lion a-t-il été remplacé par un y quand la ville s'est étendu sur la rive gauche du Rhône ?

C'est en 1701 que Louis XIV décida de détacher la Guillotière de la province du Dauphiné (comté de Vienne) pour l'incorporer à celle du Lyonnais, ce qui aura pour effet secondaire le développement d'un nouveau quartier à Vénissieux, celui du Moulin-à-Vent au nord de ce village.
En 1852, Lyon annexe - par décision impérialeVaise, la Croix-Rousse et la Guillotière, tandis que Vaux-en-Velin, Villeurbanne, Bron et Vénissieux passent dans le département du Rhône. En 1874, la ville est déboutée dans sa tentative d'annexer le sud de Caluire, tout Villeurbanne et le nord de Vénissieux. En 1894, Villeurbanne cède à Lyon sa partie du parc de la Tête d'Or. Lyon tente à nouveau de s'étendre en 1902 en demandant l'annexion de tout ce qui se trouve entre elle et le mur de fortification joignant Cusset à Gerland (futur boulevard Laurent Bonnevay) - ce qui en aurait fait la 2e ville de France. Mais Victor Augagneur devient gouverneur de Madagascar et cette annexion votée par les députés tombe dans l'oubli.
En 1963, la commune de St Rambert-L'île Barbe se rattachera à Lyon et deviendra un quartier du 9e arrondissement
, six ans avant la création de la COmmunauté URbaine de LYon...

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dimanche 19 novembre 2017

Avant Lugdunum

On a trouvé des vestiges préhistoriques aux alentours du confluent du Rhône et de la Saône, les hommes appréciant de tous temps les abords des fleuves et s'installant dans les zones abrités des inondations (Vaise, Gorges-du-Loup etc.). Le Rhône (Rhodanus en latin), venant butter contre le Massif Central, n'a pas d'autre choix que de bifurquer vers le sud et la Méditerranée. Impétueux et pas encore dompté, il se partage en plusieurs bras en amont et en aval de sa rencontre avec la Saône (Arar en celte). Le confluent se situe alors au sud de Condate (~ quartier St Vincent), au pied de la colline de la Croix-Rousse, et la Saône passe par un défilé étroit au niveau de Pierre-Scize. La plaine alluviale sur la rive gauche du Rhône se retrouve assez souvent inondée.

LugdunumLes Grecs ont fondé Marseille et Béziers (Massilia, la "cité phocéenne", et Baetarrae) autour de l'an 600 avant J.C., des Crétois auraient fondé Vienne qui deviendra la capitale des Allobroges, alors que le Lyonnais (+ Forez et Beaujolais) - dont la capitale est Forum Sugusianorum (Feur) - est le territoire des Ségusiaves. Jules César ne mentionne aucun bourg important au niveau du confluent, mais vers l'an 48 avant JC, les colons romains sont chassés de Vienna par les Allobroges des montagnes et se réfugient au ou près du hammeau de CondateLucius Muniatus Plancus reçoit l'ordre de fonder une colonie romaine pour les protéger. Ce sera Lugdunum ou Lugudunum sur la colline de Fourvière (déjà lieu de rassemblements et cérémonies celtes). L'empereur Auguste en fera la capitale des trois Gaules et la Ségusie prendra le nom de "pagus Lugdunensis". Les Romains élargiront le défilé de la Saône (pierre cisaillée ?) pour faciliter le passage vers le nord-ouest, construiront un premier pont sur la rivière (en bois ? vers l'actuelle passerelle St Vincent) pour la voie du Rhin, et des aqueducs (*) et tout le tintoin. L'île de Canabae occupait à peu près l'espace entre Cordeliers et Ainay, mais la cité gagne du terrain en comblant certains lônes : l'île devient presqu'île et le confluent se retrouve au sud de St Georges, avec d'autres îles plus petites au sud (Perrache). La voie romaine vers l'Italie engendrera la construction de deux autres ponts (en bois sur piliers de bois), un sur la Saône et un sur le Rhône, légèrement en aval du pont de la Guillotière.        [en bleu : noms actuels, inusités à l'époque].

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mercredi 15 novembre 2017

Parilly - les Essarts

Essarts

Le 1er chateau d'eau de Bron-Parilly a été mis en service en 1931 (fin 1973, je me souviens que deux châteaux d'eau se cottoyaient là, un neuf et un à détruire) et le parc des Essarts (ancienne pépinière privée) a été crée en 1937. L'église ND de Lourdes, inauguré en 1963, a été complètement rénovée en 2016.
Les "UC" de Parilly datent des années 50, tout comme le boulevard Laurent Bonnevay (périphérique de Cusset à Gerland, suivant l'emplacement d'un ancien mur de fortification). Le 1er tronçon de l'A43 entre Lyon et Bourgoin-Jallieu, lui, a été ouvert en 1973. Le bruit du trafic routier est permanent. L'UC et ses montées d'escalier sont dans un état lamentable, mais la perspective de la vue à 180° m'a encouragée à monter jusqu'au dernier étage. Toutefois, je ne reviendrai pas y admirer le coucher de soleil sur les monts du Lyonnais. Les habitants de ces étages ont-ils une vue aussi belle côté levant ?

Essarts2

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mardi 31 octobre 2017

Ste Foy lès Lyon (3)

J'ai déposé dernièrement mon fils cadet à la mairie, mais comme la tour Chappe, celle-ci est en travaux, entourée d'échafaudages. J'ai fait un tour entre vallon et "hauts" de Ste Foy. L'habitat va des maisons aux immeubles d'habitation en passant par des villas plus ou moins bourgeoises, mais ce que j'aime, ce sont certains passages qui "traboulent" entre deux rues, les coins de nature, l'origine du nom "Bramafan"*, les vues dégagées côté Séminaire St Irénée / St Joseph (patrimoine du tout début du XXe siècle) ou côté port E. H. et Minguettes. Et je ne suis pas aller voir la pagode.

Brame faim* "Chateaugay" au XVIe siècle, le château est transformé façon Viollet le Duc par l'architecte H. Feuga à la fin du XIXe. Le nom de cette propriété privée, "Bramafan", vient du fait que les gens pauvres venaient y quémander à manger, crier famine ou "bramer leur faim".

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samedi 28 octobre 2017

Sucre et foie gras

À la mi-septembre, comme chaque année, je dois faire signer ma licence sportive par mon médecin traitant (qui certifie après examen que je suis toujours apte à pratiquer le sport en question). Je lui ai demandé par la même occasion de me prescrire une analyse sanguine pour savoir où j'en suis du point de vue diabète etc.

Pas de diabète mais un marqueur de graisse dans le foie alarmant (mon mari et moi avons été voir sur Internet à quoi ça correspond exactement). Je suis donc comme certaines oies ou canes : j'ai un foie gras ! et si je n'y remédie pas, ça peut évoluer en cirrhose. Et comment permet-on au foie de se régénérer ? __ en arrêtant l'alcool - mais je ne buvais régulièrement qu'un demi-verre de vin par repas - et surtout en minimisant tout ce qui est sucre et laitage dans mon alimentation. C'est d'autre part avec surprise que j'ai appris que le fuctose peut être plus nocif pour la santé que le miel car il n'est traité, lors de la digestion, que par le foie. Les sucres, féculents rafinés ou céréales industrielles stressent le foie qui s'occupe d'eux plutôt que de traiter convenablement les graisses quand le pancréas ne suit plus correctement.

Le corps a besoin de glucose comme carburant : il en trouve dans les légumineuses, les fruits (avec peau rincée et pulpe)... Pas besoin de sucres superflus ! Je ne peux pas dire que je m'en suis sevrée mais j'ai minimisé leur consommation du jour au lendemain. Cela commence par boire mon café et de l'eau citronnée sans sucre ni édulcorant. Et un peu dans "l'esprit Montignac", j'ai fait par exemple des carottes rapées en entrée et une poêllée de légumes en accompagnement d'un poulet rôti pour me permettre de manger en dessert une des très bonnes crèmes renversées préparées par mon mari (de bons glucides avant le "mauvais"). Et le samedi où j'ai mangé une miche kébab à midi et de la soupe de poireaux-carottes-navets-oignons le soir, sans aucune anticipation donc, ou bien un bon couscous-maison un autre jour, et bien... tant pis ! tant mieux ! Je me refuse à peser mes portions, faire des calculs de calories ou de "résultante glycémique" et je reste également amatrice de pommes de terre.

Mon premier soucis n'est pas de perdre du poids, mais de retrouver un foie sain. Ayant pris deux gellules de Juva. Artichaut-Radis noir par matin sur 25 jours, faisant également attention à limiter ma consommation en graisses saturées, j'ai fait descendre mon IMC de 43,3 à 41 en cinq semaines. Mon obésité est encore qualifiée de "morbide", mais une nouvelle analyse sanguine montre que tous mes indicateurs de foie gras reviennent vers la norme quoiqu'encore trop haut, en particulier le plus alarmant qui affiche une baisse de 56 %.

Cette nuit, nous passons à l'heure d'hiver et moi à celle de la revitalisation !
(ou tout au moins de la régénérescence de mon foie).

Post scriptum : Le passage à l'heure d'hiver, c'est quand même traitre; j'ai faim une heure plus tôt !

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mercredi 25 octobre 2017

Maison atelier

Atelier

Quand la maison (jardin et salle à manger) se transforme en atelier...

Parce que des plasticiennes n'ont pas su faire mieux que scotcher les morceaux du puzzle, ce sont les réalisateurs et la chargée de production qui s'occupent d'assembler le costume proprement, en collant chaque morceau bien à sa place sur le tissu. Nous avons heureusement un bel été indien sur Lyon en ce mois d'octobre (pas forcément bien pour les cultures et les paturages). Malheureusement, la tête, le cou, les mains, les pieds avaient aussi été mal assemblés et même en partie détériorés. Malgré toute la bonne volonté du reste de l'équipe (y compris le papa pour rattrapper la tête), le tournage du court-métrage doit être reporté à une date ultérieure...

Des contretemps, encore des contretemps et il faut s'accrocher, comme pour le mémoire, pour obtenir le résultat escompté. Notre fils cadet est peut-être le plus motivé et le plus brillant dans son domaine des élèves que l'école a eu [avis éventuellement partial d'une maman très fière de ses filstons]. Il a rédigé un si bon mémoire ("du niveau d'une thèse de doctorat" paraît-ilque deux des directeurs de l'école l'ont accusé - à tort et sans aucune preuve - de plagia, allant jusqu'à le convoquer dans leur bureau et lui faire subir un interrogatoire oppressant en le menaçant de cinq ans de prison. Mais les preuves de son travail perso, c'est le fiston qui les a fournies et les deux accusateurs ont dû faire profil bas dès la semaine suivante. C'est cependant avec six mois de retard que la validation de ce mémoire a été confirmée. Le fiston a préféré se consacrer à son projet plutôt que d'insister sur le préjudice moral subi.

Ces différents retards forgent son expérience : c'est, dirons-nous, le côté positif des choses. 

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dimanche 15 octobre 2017

Bien d'accord

Mamanprout (sur canalblog) a écrit le 4 octobre dernier :

"S'il y a bien une expression que je déteste, c'est celle-là: "Refaire sa vie". Alors pour mettre les points sur les i dès maintenant, je le clame haut et fort, je ne referai pas ma vie. Non, jamais. Comme le chante bien mieux que moi Elsa, le passé est passé. Pour autant, je ne l'efface pas, il fait parti intégrante de moi, il a construit la personne que je suis aujourd'hui et j'avance. [...] Nous n'avons qu'une vie, une unique et simple vie, tellement éphémère, tellement imprévisible. Rien n'est à refaire, il suffit juste de poursuivre le chemin. Bon, ok, la destination n'est pas glorieuse (quatre planches de bois?) mais autant être heureux malgré les cailloux dans nos chaussures, nan?"

Certains parleront de "commencer une nouvelle vie", mais en fait, chaque jour - ou réveil après un sommeil réparateur de jour comme de nuit - est un nouvel élan du passé vers le futur. On ne tourne pas en rond (ni "en carré", façon militaire) quand on a garde la volonté de bien faire, vivre, profiter de chaque bel aspect de la vie malgré l'irrégularité du chemin ou le mauvais temps.

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mardi 10 octobre 2017

Soleil levant

User deux tiquets de bus pour aller au marché de la Croix-Rousse, certains trouveront cela absurde. Mais en ce mardi de grève, je n'ai pas garderie (école fermée) et le temps est idéal, alors j'en ai profité ! Et à 7h du matin (encore à l'heure d'été), le détour vaut le coup d'oeil.

Cr-R lever soleilEt puis j'ai marché : aller-retour tout le long du boulevard de la Croix-Rousse en faisant quelques courses (même si côté fripes, je n'ai rien trouvé de joli), et aussi entre l'opéra et Bellecour pour éviter de me retrouver comme une sardine dans le métro A.

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