Fin d'un rêve ? __ En tout cas, interruption d'un projet qui me remplissait d'enthousiasme.

On m'a fait signé avant-hier, mercredi 17, la fin de mon contrat saisonnier, alors que j'imaginais encore qu'il finirait fin juin. Avant les vacances, suite à une évaluation pratique - non annoncée - alors que j'étais en poste côté maternelle, j'ai eu un entretien avec ma responsable de proximité au cours duquel elle m'a dit qu'elle envisageait sérieusement avec sa chef de me proposer un contrat saisonnier d'ASEP. Mais je n'ai pas compris qu'elles avaient déjà pris une décision et que c'était cela ou rien. Je pensais pouvoir continuer comme simple renfort-self cantonné à la vaisselle (plonge ou rangement). Est-ce pour cela que j'ai répondu que je ne voulais pas être ASEP ? J'ai bien conscience que c'est en prenant un certain recul vis-à-vis des élèves que je travaille le mieux, bien dans ma peau. Et, je n'y pense que maintenant, si N. reprend à temps plein à la rentrée alors forcément le mi-temps de L. ou moi-même saute. 

Quand on m'a accordé ce CDD de renfort-self, j'étais au "feu vert clignotant". Mme Ch. avait bien présisé qu'un renfort-self doit rester côté plonge, mais dans cette cantine, l'équipe préfère qu'il y ait un roulement sur tous les postes. Et c'est vrai que ce roulement rend l'expérience encore plus intéressante. Mais cela m'a fait passer au "feu orange clignotant" car malgré mon esprit d'équipe, ma bonne volonté et ma formation HACCP, je n'étais pas au top au poste "matèr". Il a suffit que des petites cuillères manquent sur les tables (mises normalement avant mon arrivée) pour que je sois perturbée dans le tempo et prélève la part témoin de poisson trop tardivement. Et ça, c'est une faute professionnelle, je le comprends bien. Sans compter certaines pratiques mal acquises quand je travaillais côté plonge à EH (interaction entre propre et sale, même si on ne fait qu'empoigner une poignée de chariot ou les bords d'un panier sans toucher à la vaisselle). 

Travailler en équipe, c'est accomplir ses tâches en phase avec les autres, de façon qu'aucun d'eux, aucune d'elles n'ait à se demander si c'est bien fait (suivant le protocole sanitaire surtout) et n'ait à intervenir. Et tout ceci n'est peut-être que la partie émergée de l'iceberg. À cause de non-dits, de choses pas clairement dites (pour me "ménager"), je me trouve dans une situation socio-professionnelle encore plus précaire que l'année scolaire passée. Quel gâchis !

Dans ces circonstances, aider mon mari à vider la maison paternelle avant & pendant travaux est un bon défouloir.