Pendant très longtemps (plus de seize siècles), la cité rhodanienne s'est limitée aux actuels 1er, 5e et 2e arrondissements condensés sur les rives de la Saône. À partir du IIIe siècle, avec le déclin de l'empire romain, Lyon devient une ville de province, tout en restant un carrefour commercial à la frontière de territoires rivaux. C'est une cité à la fois cosmopolite, pieuse à sa façon - christianisée dès le IIe siècle (culte lyonnais), rebelle ou contestataire par ailleurs, avec une langue, le francoprovençal lyonnais ou arpitan, qui se distingue des langues d'oil et d'oc. Mais je n'entrerai pas dans le détail de l'histoire de la ville; ses églises, forts et autres édifices en témoignent. 

Lyon

Le i de Lion a-t-il été remplacé par un y quand la ville s'est étendu sur la rive gauche du Rhône ?
[C'est toujours autour de la Saône que Lyon se montre la plus photogénique]

C'est en 1701 que Louis XIV décida de détacher la Guillotière de la province du Dauphiné (comté de Vienne) pour l'incorporer à celle du Lyonnais, ce qui aura pour effet secondaire le développement d'un hameau de Vénissieux, celui du Moulin-à-Vent au nord de ce village (moins de taxes ici que là).
En 1852, Lyon annexe - par décision préfectorale (1) -  Vaise, la Croix-Rousse (sans Cuire qui est alors intégré à Calluire) et la Guillotière, tandis que Vaux-en-Velin, Villeurbanne, Bron et Vénissieux passent dans le département du Rhône. En 1874, la ville est déboutée dans sa tentative d'annexer le sud de Caluire, tout Villeurbanne et le nord de Vénissieux. En 1894, Villeurbanne cède à Lyon sa partie du parc de la Tête d'Or. Lyon tente à nouveau de s'étendre en 1902 en demandant l'annexion de tout ce qui se trouve entre elle et le mur de fortification joignant Croix-Luiset à Gerland (futur boulevard Laurent Bonnevay) - ce qui en aurait fait la 2e ville de France. Mais Victor Augagneur devient gouverneur de Madagascar et cette annexion votée tombe dans l'oubli.

En août 1963, la commune de St Rambert-L'île Barbe se rattachera à Lyon et deviendra un quartier du 5e arrondissement (du 9e un an plus tard), six ans avant la création de la COmmunauté URbaine de LYon, base de la fututre métropole...

(1) Dès juin 1851, suite aux insurections des canuts, "l'agglomération lyonnaise- comprenant Lyon, la Guillotière, Oullins, Sainte-Foy-lès-Lyon, Vaise, Croix-Rousse-et-Cuire, Caluire et aussi Crépieux-la-Pape, Rillieux, Miribel (!?), Villeurbanne, Vaux-en-Velin, Bron et Vénissieux - est crée et placée par décret sous l'autorité du préfet de police du Rhône (véritable administrateur de la ville de Lyon jusqu'à la chute de Napoléon III en 1870).