samedi 30 mars 2019

Niveau Cordeliers (rues Grenette... Ferrandière)

Autour de la zone piétonne Mercière et vers l'est, on revient à des temps plus modernes (où le style Second Empire de Claude-Marius Vaïsse, "Haussmann lyonnais", cotoie les 20e et 21e siècles).
Bien sûr, je n'ai pas photographié toutes les têtes de lions, femmes, hommes ou autres décors ornant les portes, fenêtres ou balcons des bâtiments en pierre : il y en a tant !

côté Saône- Saône GrenetteLa double-rampe de T. Kawamata passe sous le pont Maréchal Juin (inauguré en 1973,
en aval et en remplacement du pont du Change détruit l'année suivante)
.

côté RhôneCordeliers

L'origine du sanctuaire Saint-Bonaventure * remonte au 13e siècle. Le territoire des Cordeliers - moines franciscains - subît de grands chamboulements après la Révolution, mais la place elle-même date de 1748 (sur un ancien cimetière). En 1765, à la demande des habitants, le Consulat y fit élever une colonne servant de fontaine-pompe et de cadran solaire, surmontée d'une statue d'Uranie, muse de l'astronomie, dès 1768 (alors que le Grand Théâtre de Chenavard n'a été construit aux Terreaux qu'en 1831 et n'a reçu ses huit muses, autres qu'Uranie, qu'en 1863). La "colonne du Méridien" et sa statue furent abattues en 1868 lors de la percée de la rue Impériale (rue de la Ré.), huit ans après l'inauguration du Palais du Commerce (architecte R. Dardel) par Napoléon III et l'impératrice Eugénie. Le bâtiment de l'ancien Grand Bazar (premier grand magasin de Lyon), démoli en 2005 pour laisser place au magasin aux façades de verre, datait de 1856. À l'emplacement du grand parking des Cordeliers se trouvaient les halles dont Louis Pradel fêta les cent ans en 1964 mais qu'il fit fermer en 1970 pour les déplacer à la Part-Dieu...

- Cordeliers sud

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vendredi 29 mars 2019

cousins-cousines, oncles et tantes

Si mon mari et ses frères avaient voulu organiser une cousinade, ils se seraient retrouvés entre frères car leur père était fils unique et leur mère fille unique.

Nos fils, eux, ont trois cousines germaines (dont deux "doublement germaines") et quatre cousins germains (dont deux qu'ils ne connaissent que de prénom). Deux oncles et deux tantes "de sang" (par filiation directe), mais leur oncle et leurs deux tantes "par alliance" restent leurs oncles et tantes en tant que proches parents (père ou mère qui l'/les élève) de leurs cousins germains ou cousine germaine. S'y ajoutera prochainement une nouvelle tante par alliance, nouvelle compagne de leur oncle, sans aucun lien de sang direct ou indirect avec eux. Et je n'inclus ni leur "demi-oncle", mon demi-frère perdu de vue depuis belle lurette, ni ma belle-soeur - soeur par l'alliance de son père avec ma mère - qu'ils ne connaissent pas davantage. 

Et si, en faisant fi des antagonismes dus aux séparations ou divorces et nouveaux concubinages, il leur prenait l'envie de rassembler ces deux genérations, cela donnerait une tablée de dix-neuf personnes, auxquelles pourraient se joindre les deux compagnons de leurs cousines et leurs propres copines respectives. Sympa l'ambiance ?

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lundi 25 mars 2019

La zone piétonne côté quai Saint Antoine

Ce n'est pas le "Vieux-Lyon" mais ce bout de quartier sauvegardé de la "Pradel-mania" vaut tout autant qu'on s'y attarde : partie sud de la rue Mercière et passage des Imprimeurs, rue du petit David (avec la statue du roi David à l'angle du quai) et rue de la Monnaie; marché forain ou alimentaire, vues sur le Vieux-Lyon, Fourvière et la Croix-Rousse... 

- Mercière

- quai St Antoine

Et si on a la curiosité de pousser quelques portes, on peut découvrir, entre autres surprises, la porte de l'ancien théâtre de Guignol (ouvert en 1887 par P. Rousset, puis dirigé par les frères Neichthauser de 1907 à 1966, année où ils durent déménager sur l'autre rive à cause de l'opération d'urbanisme voulue par Louis Pradel qui a malheureusement touchée la partie nord de la rue Mercière).
- trab St Antoine

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vendredi 22 mars 2019

Niveau Jacobins - pl. de la République

ou de la passerelle du Palais de Justice (bout / début du quai des Célestins) au pont Wilson :

- pass Pal-JustLa passerelle (de Charles Delfante) date de 1982. Elle rétablit pour les piétons un passage rompu en 1972 lors de la démolition du dernier pont ayant remplacé le pont de l'Archevêché (lui-même démoli en 1778).

- Jac-ArgueFontaine des Jacobins (architecte Gaspar André) où le XVIe siècle est représenté par l'architecte Philibert Delorme, le XVIIe par le graveur Gérard Audran, le XVIIIe par le sculpteur Guillaume Coustou et le XIXe par le peintre Hippolyte Flandrin. Le concours pour ces quatre statues a été remporté par C.-M. Degeorge qui confia l'exécution de trois statues au sculpteur lyonnais Busque. Les sirènes sont du sculpteur parisien Delaplanche. La fontaine a été inaugurée le 14 juillet 1885. L'ancienne préfecture du Rhône ("Rhône-et-Loire" initialement) se trouvait au niveau du n°8 de la place.
Le passage de l'Argue, ouvert vers 1826, a été coupé en deux par la rue de l'Impératrice (actuelle rue du Prés. E. Herriot) et la "place Impériale" (de la République) inaugurée en 1862 (+ fontaine de S. Boyer en 1977, suite aux travaux du métro A).
Le 14 février 2018, le coeur en mosaïque de Skene, couple de street-artistes lyonnais, a trouvé place sur le piédestal de Mercure * (3e statue volée en 2011).

- pl Rép"L'Arbre" de Françoise Bossut et Claire Neyrand - fenêtres en trompe-l'oeil peintes en ? (~ années 1990)

- pont Wilson
pont Lafayette (1890 en remplacement d'un pont de 1828) et pont Wilson (1912-1918 en rempl. d'un pont de 1839)

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mercredi 20 mars 2019

IMC 41,? [printemps 2019]

Un article que j'ai tendance à garder en brouillon...
Rien de nouveau si ce n'est une nouvelle offensive des règles (du genre tsunami). J'ai énormément de mal à me passer des aliments sucrés et du chocolat, même si entre deux marques d'épinards surgelés à la crème, je choisis celle qui n'a pas de sucre parmi ses ingrédients (si je n'ai pas d'épinards frais achetés sur le marché).

Je ferais sans doute mieux d'aller nager une heure plutôt que de marcher deux heures par ci par là en ville. À raison d'une à trois fois par semaine, mon corps se retrouverait assez vite en bien meilleure forme (souffle, endurance, articulations non brusquées...). J'aime nager, en alternant les longueurs en brasse, dos crawlé et crawl, mais j'aime aussi beaucoup vadrouiller, toujours en sandales de marche, et prendre des photos et me renseigner (livres sur Lyon ou internet) pour compléter la présentation de ce qui a attiré mon regard dans tel ou tel quartier.

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dimanche 17 mars 2019

Niveau Célestins - Hôtel-Dieu

ou les abords nord de la place Bellecour (~ sud des rues Ch. Dullin et des Archers).

Le quai des Célestins rappelle l'emprise qu'avait le "couvent" sur les berges de la Saône (monastère fondé en 1407 sur un terrain ayant appartenu aux Templiers puis aux ducs de Savoie, habité par les religieux jusqu'en 1779). La voûte entre la petite place A. Gourjus et la rue des Templiers en est un vestige ainsi que la plupart des rez-de-chaussées avec arcades. Le théâtre actuel, rénové en 2005, date de 1881 (par l'architecte lyonnais Gaspard André). Deux théâtres, détruits par des incendies, l'ont précédé là en 1792 et 1877. C'est au début du printemps que la place des Célestins est la plus attrayante.

Célestins(Pourquoi le mur-arrière du théâtre n'est-il pas végétalisé ?)

Dans les rues entre place des Célestins et Hôtel-Dieu :
Archers etc

Rép- H

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jeudi 7 mars 2019

l'île Barbe (et +)

Mon intention première n'était pas de remonter les quais de Saône aussi haut, mais c'est à proximité de l'île, à la Sauvagère, que j'ai trouvé à me garer facilement. Et comme ma première visite était incomplète, j'y suis retournée la semaine d'après. Déçue cependant que seul le tiers sud de l'île est public, un portail fermant l'accès aux restes (devenus privés) de l'ancienne abbaye de l'Île-Barbe.

La vue sur l'île depuis la rive gauche (Caluire) est la plus traditionnelle : image de carte postale...
ÎLE BARBE2

L'origine de l'abbaye de l'Île-Barbe * remonte à l'antiquité : plusieurs fois pillée, détruite et reconstruite, elle survit jusqu'au 18e siècle. Du milieu du 9e à la fin du 14e siècle eut lieu en juin la procession fluviale de la Fête des Merveilles (ou des Miracles **). En 1070, l'abbé Ogier a fait construire la chapelle N.D. des Grâces (seule église romane restante sur les trois que comptait l'île). Le pont suspendu date de 1825 : il est devenu en 1963 le plus vieux de Lyon (pont Mazaryk sinon).

ÎLE BARBE1Belvédère sur l'ancienne écluse du barrage (1869-~1969) et trois lanternes sur l'île de J-M Othoniel (été 2013).

Saint-Rambert-l'Île-Barbe (Grande Rue...), puis vers le haut et la Sauvagère au sud :

ÎLE St-R1

ÎLE St-R2En croisant les infos trouvées sur internet, j'ai appris que les quartiers de Rochecardon, Vacques (~ gare d'eau de Vaise), la Dargoire et la Sauvagère ont été détachés de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or et rattachés à Saint-Rambert-l'Île-Barbe en 1832. Vingt ans plus tard, encore rurale, la commune reste limitrophe à Lyon (Vaise) et en 1909, le conseil municipal refuse à l'unanimité que son quartier de l'industrie (qui s'était développé entre 1827 et 1870 avec son apogée entre les deux guerres, maintenant appelé "Vaise-Industrie") soit annexé par la ville. Mais confrontée à des difficultés financière dans les années 60, Saint-Rambert-l'Île-Barbe en appelle à Louis Pradel (maire de Lyon de 1957 à 1976) pour être intégrée à la ville (malgré l'hostilité du Conseil Général du Rhône). C'est donc devenu un quartier du 5e arrondissement pendant un an, puis du 9e à partir d'août 1964. Et sans cela, Lyon ne compterait plus aucune exploitation agricole !
NB : Les panneaux didactiques sont intitulés "De Rome à Tony Garnier". Aux 1, 5 et 7 rue de la Mignone se trouvent trois villas construites dans les années 1910 par - selon les plans de - Tony Garnier (sa propre villa en partie détruite, celle de sa femme et celle d'une probable mécène). Au 13, c'est "la Mignone", ancienne maison Suchet (où Louis Gabriel, fils de soyeux lyonnais, a passé son enfance), qui a donné son nom à la rue.

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