dimanche 24 décembre 2017

Un jour de neige

C'était lundi dernier, 18 décembre. La neige n'a (heureusement) pas tenu en ville, mais mes élèves de la garderie du matin en ont bien profité, entre bataille de boules et ptits bonhommes de neige.

Bravo Oscar Minaya pour la photo - vue de LYON * depuis l'esplanade de Fourvière - et cette idée de bonhomme de neige au premier plan  (image par copie d'écran) :

O-Minaya
Salutations de Lyon 8e (pour ma part) !

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jeudi 21 décembre 2017

IMC 41,1 [hiver 2018]

Passage à l'heure d'hiver, temps maussade, tentations chocolatées... difficile de ne pas grignoter quand je suis à la maison.

Aucune perte de poids en huit semaines, petite reprise même, mais ce n'est pas catastrophique. Voir comment j'arrive à gérer pendant les repas de fête à venir. Pour ce qui est de mon foie, je retournerai voir mon médecin ... l'année prochaine. 

Et comme par hasard, voilà les rgngn qui débarquent (et 1 kg qui ne compte donc pas ?)...

En tout cas, 
                  Joyeuses fêtes et meilleurs voeux  ! (à toute personne qui lit ces lignes)
                                     Gardez-vous en bonne santé physique et morale.

IMC post-Noël et post-Rgl : 41 --- IMC post-papillotes et galette : 40,8 --- IMC post-chandeleur : 40,8 --- foie : ...?....

Posté par PtitLoley à 17:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
jeudi 7 décembre 2017

Noms de quartiers (grand-)lyonnais

Le principal ou seul intérêt de cet article est de rassembler en un seul des informations éparses.

Fourvière vient de... Forum Vetus, signifiant vieux marché (selon une croyance probablement infondée puisqu'il n'y avait pas de marché à proprement dit là-haut); et l'Antiquaille (ou "anticaille") rappelle la présence des vestiges antiques sur le site.
L'appellation Presqu'île vient de ces îles, en particulier Canabae, rattachées à la colline St Sébastien (Croix-Rousse) par le déplacement progressif et forcé du confluent vers le sud.
Au bas des pentes, l'ancien lit du Rhône ou une lône laissa place à un fossé (au nord de l'abbaye St Pierre) fortifié avec un talus et le mur de la Lanterne ; d'où le nom de Terreaux - ou Terraux (mauvaise terre) - pour le quartier quand tertre et muraille servirent à combler le fossé (au 17e s.).

La Croix-Rousse tient son nom d'une croix en pierre "rousse" (jaune-violacée) de Couzon qui se trouvait à la croisée de chemins au milieu de vignes sur cette colline. 
Par analogie, une ferme bâtie en pierre rose ou en terre rouge se trouvait-elle sur le domaine de Grange-Rouge  (existant au 15e siècle et dont seul un arrêt de bus rappelle le nom) ?

La Part-Dieu est sur une partie de la plaine alluviale réputée à l'abri des inondations, terrasse épargnée par Dieu, un don du ciel donc... N'empêche que la grande inondation de février 1812 y avait laissé, lors de la décrue du Rhône (et de la Rize ?), un lac provisoire (-> rue "du Lac").
Les Brotteaux ou "broteaux" désignent les îles ou îlots émergés dans cette zone inondable où les vaches venaient brouter, alors que le nom Charpennes (à Villeurbanne) dérive de charme ou charmille, là où poussaient des charmes...
Sur le domaine de la Tête d'Or, la légende veut que des chevaliers revenant de croisade aient enterré un trésor, dont une tête du Christ en or. Les canuts devenus désoeuvrés ont été employés lors de la création du parc et ils auraient tant chercher cette tête d'or qu'ils en auraient creusé le lac (issu d'un bras du Rhône) ! Et les déblais ont servi à réhausser les quais...
Par ailleurs, le quartier de la Tête d'Or à Villeurbanne se développa en même temps que l'aménagement du parc. Il prit le nom de Tonkin suite à l'exposition universelle de 1894 où la très exotique partie coloniale eut grand succès (sur le site de l'actuelle cité internationale).

Le nom de la Guillotière apparaît sur des cartes anciennes avant qu'un certain sieur Guillot soit propriétaire d'une grosse auberge près du pont du Rhône. Ce nom peut venir des grillets (grelots) des mulets qui accompagnaient ceux qui allait et venait sur les chemins partant ou aboutissant là. À moins que le nom vienne de Gui-l'Hostière ? Légende prétendant que des druides se rassemblaient là en portant du gui. Cela semble traduire cette idée d'hospitalité et d'accueil des voyageurs qui font une pause avant de traverser le dangereux fleuve (ou pour payer l'octroi, ou être mis en quarantaine)...
Le rond-point de la Fosse aux Ours, aujourd'hui disparu, datait des années 1950 quand le nouveau pont de la Guillotière fut construit en métal. Ce rond-point avec passages piétons semi-souterrains et centre paysagé tiendrait son nom du "Bärengraben" de Berne...

Le nom Montchat, déformation de Montchâl - homonyme avec un l muet ? - qui signifie colline boisée, n'a rien à voir avec les chats à l'origine. Mais suite à la confusion, le chat est devenu la mascotte du quartier (tout comme la pantoufle de vair de Cendrillon est devenue en verre...). Le village originel de Chaussagne (avec sa chapelle St Alban) était situé sur la butte de Bron.
Monplaisir a parfois été écrit Montplaisir : situé sur la même terrasse que la Part-Dieu ? mais "plaisir" ne vient pas du kiosque à musique datant de 1987 (ni du kiosque d'origine, érigé en 1912 et détruit en 1958). Les appellations "village de Montplaisir" et "campagne de Sans-Souci" sont une invention à des fins publicitaires du baron de Tournelles, alors maire de la Guillotière, quand il vendit en 1827 de grandes parts de son domaine, pour que les Lyonnais aux revenus modestes viennent s'installer au-delà des fortifications de Lyon, dans des lotissements plaisants où les logements étaient meilleur marché qu'en ville. 

Si Gerland est la terre des "gerles" (ruisseaux), son ancien nom était la Mouche : il faut savoir que les bras de fleuve isolés qui parcouraient ces terres (très marécageuses jusqu'à leur assainissement) étaient appelés "mouches". En tout cas, les bateaux-mouches de Paris tirent leur nom de ce quartier où ils étaient construits ! Par ailleurs, un ruisseau nommé la Mouche se jette dans le Rhône au niveau d'Irigny.

Le quartier des États-Unis (du nom de son axe central, le boulevard des États-Unis ou "des États") fait référence à l'entrée en guerre des USA en 1917 et aux soldats américains qui avaient alors établit un campement sur le site, comme reconnaissance pour leur aide à mettre fin au conflit... Trois derniers abris anti-aériens de Lyon (construits en 1939) se trouvaient sur le tracé de la ligne de tramway T4 : ils ont dû être détruits pour stabiliser le sol (une réplique en a été reconstruite vers le musée T. Garnier mais la mairie du 8e en a interdit les visites en 2009).
Y avait-il au Bachut une fontaine à pompe pour abreuver les animaux (chevaux des voyageurs ou bien vaches) ? L'auge de pierre placée sous la pompe s'appelait bachat en parler lyonnais.
Grange-Blanche, à Lyon 8e, peut faire référence aux tenues blanches du personnel soignant ou au murs blancs du lieu (lieu où déjà au 13e siècle, les templiers de Lyon prenaient soin de leurs chevaliers âgés)...

À l'ouest (Ecully ou Tassin ?), c'est au château de Grange-Blanche  que fut signé la réddition de Lyon en 1815. Le quartier deviendra "la Demi-Lune", probablement suite au fait que les premières maisons construites au nord du carrefour des routes royales - place de l'Horloge - formaient un demi-cercle (partagé tout d'abord entre Ecully et Tassin, avant d'être complètement rattaché à Tassin en 1881).
Quant au Point-du-Jour (à Lyon 5e), dans le vallon derrière St Just, son nom ne peut être lié à l'admiration du lever du soleil. Mais il fait bien référence à l'aube, quand les cavaliers se rassemblaient là avant de partir pour la chasse.
Les noms de Champvert et Valvert parlent d'eux-même, tout comme Pierre-Scize (falaise sciée) et Bourgneuf à son pied (bourg-neuf). Mais Gorge-du-Loup tient son nom de la famille Loup, après s'être appelé Gorge-de-Vacques (une combe bien moins vide que prétendu).

Au Moulin-à-Vent, il y avait un moulin à vent, rare dans la région, près du château de Champagneux (actuellement site de l'hôpital St Jean de Dieu).
Le "Grand Trou" ? Henri Cogoluhenses, président défunt de la revue Rive Gauche de Lyon, racontait : "Peu avant la Révolution, le sieur Etienne Laboré reçut du roi le privilège de vidanger les fosses d'aisance des maisons lyonnaises pour en disperser le contenu sur les terres de Champfleury (futur quartier de la Buire) et de Plantechoux (c'est au sud de notre place Guichard).[...] Bientôt dépassé par l'ampleur de sa tâche, il eut l'idée de passer des accords de coopération avec les cultivateurs de Vénissieux et du Moulin à Vent. Cela ouvrit à ces terroirs caillouteux, les chances d'une prodigieuse fertilisation. Les cultivateurs des deux agglomérations s'organisèrent pour assurer gratuitement le curage méthodique des latrines bourgeoises et, en sens inverse, pour faire vendre par leurs épouses, à Lyon et à la Guillotière, les beaux légumes qui poussaient sur leurs terres enrichies. 
Chaque soir, sauf le dimanche, un défilé d'équipages composés de citernes et de tonneaux en bois, équipés de lanternes vertes, allait stationner devant les barrières de l'octroi et, dès que sonnait le dernier coup d'onze heures, ces tâcherons nocturnes se répandaient au grand galop dans les quartiers afin de pouvoir terminer leur besogne avant l'aube. A l'aller comme au retour, les roues à bandage ferré tintaient si fort sur les pavés en tête de chat que ce tintamarre fut bientôt surnommé « l'artillerie de Vénissieux ». Cette appellation fit jurisprudence ! L'inestimable matière était exploitée selon deux procédés rivaux. Au bourg de Vénissieux, une sorte de grande boutasse fut aménagée près de l'actuelle avenue Jules Guesde qui, sans qu'on y vit trop de malice, porta longtemps le nom d'Avenue des Roses car les horticulteurs y vinrent nombreux. Par dessiccation dans cette barbotière, on obtenait la poudrette excellent engrais pulvérulent. Ce lieu devint célèbre dans tous les environs sous l'appellation enchanteresse de « Lac de Vénissieux » (ou "lac du Puisoz")Les maraîchers du Moulin à Vent pratiquaient une technique moins compliquée. Après une dilution sommaire, il déversaient directement le contenu de leurs tonneaux. Cette méthode dite « du lisier » présentait un inconvénient pour les gourmets en raison de l'arrière-goût très prononcé qu'elle infligeait aux légumes. Malgré les effluves que le vent du midi portait jusqu'aux Brotteaux, les deux modes d'épandage subsistèrent sous la Troisième République [...]."
Recyclage naturel... Certains pensent que ce nom de Grand-Trou vient de ce grand creu où passent les voies de chemin de fer. Mais cette appellation pourrait-elle être liée aux fossés décrits par Louis Tindo au 15e siècle ("fossés sarrasins" (?), alors fortifiés, séparant Vénissieux de la Guillotière, depuis le carrefour de "la Femme Morte" à Parilly jusque par là) ?

Vénissieux (qui tient son nom de l'antique ferme de Vinicius) ne comptait à la fin du 15e siècle que quelques dizaines de familles d'après des archives de l'Isère, dont les Charréard, mais ces nouveaux arrivants ont-ils donné leur patronyme au quartier ou bien en ont-il pris le nom ? Même incertitude concernant le plateau de la Duchère (Lyon 9e) et Bernard de Varey de la Duchère qui y possédait une maison bourgeoise vers 1300, transformée ultérieurement en château. Quant au site de "Parillieu" (début du 13e s., "lieu de ?"), il est devenu Parilly avant le 16e siècle. Sinon, au 17e, un bourgeois de Lyon nommé Gallien Minguet possédait un domaine, très probablement viticole, sur le plateau surplombant le bourg de Vénissieux...

Cusset, hameau en hauteur fondateur de Villeurbanne, viendrait d'un nom gallo-celtique signifiant lieu retiré, lieu caché (Certains riaient en évoquant la ligne de transport en commun "Cusset-Montplaisir)... Le quartier des Buers tient son nom de la famille Buer ou Buyer selon l'orthographe d'origine (en particulier de Jacques Buyer qui, au 15e siècle, y possédait des terres, fut échevin de Lyon, dirigea avec son frère Barthélémy la plus grande imprimerie lyonnaise et aurait fait construire le château de la Buire - vers la station Garibaldi).
L
a Poudrette était cet engrais de matières fécales déshydratée, tandis que la Soie travaillée par là était artificielle (teinturerie Gillet au bord de la Rize, puis usine TASE à Vaulx-en-Velin). Le château de la Ferrandière a disparu ; y travaillait-on le fer à l'origine (présence de maréchaux-ferrant par exemple ?) ?
À Bron, le nom Terraillon fait référence à ceux qui remue la terre, paysans ou même potiers.

La Mulatière (séparée de Ste Foy-lès-Lyon en 1885) ne tient pas son nom d'un chemin muletier (même si la voie romaine de la Narbonnaise passait par Ste Foy), mais du domaine du consul Mulat (15e siècle), tandis que celui de Pierre-Bénite (quartier séparé d'Oullins en 1869) vient de la pierre d'amarrage au bord du Rhône où les mariniers se signaient.

Posté par PtitLoley à 15:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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