Par un temps gris et plutôt froid mais pas pluvieux, je suis retournée faire un tour à l'est du parc de la Tête d'Or, au Tonkin donc, à partir de la station de métro Charpennes. L'idée des petits totems indiquant les "itinéraires piétons", c'est bien : cela permet de situer les parcs et jardins de Villeurbanne; mais ils n'indiquent pas les cheminements réservés aux piétons, alors qu'il y a au Tonkin de nombreux passages en terrasse entre les habitations où on peut découvrir de jolies mosaïques entre autres curiosités...

Charp-Tonkin1Mur de l'hôtel des congrès réalisé en 2016 par M. Ivañez et deux autres diplomés d'ECohlCité;
mur près de la médiathèque par quatre ados du quartier épaulés par La Coulure en juin 2012
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Première chapelle en 1836, paroisse érigée en 1854, nouvelle église en 1863 endommagée par les inondations de 1866;
L'église Sainte Madeleine des Charpennes actuelle, plus grande et basée sur l'ancienne, date de 1967.

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Charp-Tonkin3Charlie Chaplin par 7e Sens en 2005 (extraits dans le désordre), frise de l'allée Clouzot réalisée en atelier par des enfants du quartier cet été 2018 et "Les Marais du Tonkin", rue Galline, réalisée deux ans auparavant par 66 bénévoles.

Plus "Les fourchettes" et "Le théâtre des Charpennes" que j'avais déjà présentés fin 2014 :

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Un peu d'histoire : C'est centrée sur le bourg de Cusset qu'est née en 1790 la commune de Villeurbanne ("Villa Urbana", première église et château) par scission avec Vaulx-en-Velin; mais la construction du pont Morand en 1775 avait engendré le développement de nouveaux quartiers, dédaignés par les notables de Cusset. En 1825, les habitants des Charpennes demandent en vain qu'une nouvelle église, plus proche, leur soit construite. En 1837, c'est aux Maisons-Neuves qu'une nouvelle église est bâtie. Ceux du Nord (Charpennes, Château-Gaillard et Buers) demande alors la création d'une nouvelle commune, "Les Charpennes" indépendante de Villeurbanne (au nord de l'actuelle rue Anatole France). Le Ministre de l'Intérieur ordonne alors, en 1840, au maire de Villeurbanne de satisfaire aux besoins de ces quartiers populaires pour que la commune reste "une et indivisible". Avec la révolution industrielle, les antagonismes se réactivent. La guéguerre entre "Villeurbanne-le Haut" et "Villeurbanne-le Bas" prend fin en 1934 quand le maire Lazarre Goujon choisit de construire entre les deux une nouvelle mairie et le quartier des Gratte-Ciel en s'inspirant des villes américaines modernes.